Pages

dimanche 12 juin 2011

Review Festival : Primavera Sound Festival 2011 Day 3

Vous l'avez deviné, le Primavera fait parti des line-ups européens les plus intéressants mais le plus gros des soucis : Ce sont les espagnols !
Ils n'arrêtent pas de parler pendant le concert, font les cons et s'en foutent royalement du concert en fait. A Paris, on connait l'agressivité et l'antipathie des gens mais à Barcelone, ils parlent beaucoup trop !



Perfume Genius (Rockdelux Auditori)

  

Je n'avais toujours pas vu Mike Hadreas aka Perfume Genius, américain timide signé chez Matador dont l'album Learning figurait parmi mes favoris l'an dernier.
Un set fort excellent, avec une superbe voix et des morceaux apaisants. 
Le cadre était parfait pour son set que je qualifierais de... "pur". Le piano, y'a que ça de vrai !
Avec son camarade, ils ont même joué sur le même clavier, partageant les octaves côte à côte.

The Tallest Man on Earth (San Miguel)

 
J'adore Kristian Matsson, "Le plus grand homme sur Terre", doté d'un très grand charisme et aussi d'un très grand talent.
Déjà vu devant une foule polonaise surexcitée l'an dernier, là c'était à Barcelone, ville citée dans l'une de ses pépites : King of Spain avec ce petit moment magique quand il s'écria "I WANT TO BE THEEEEEE.... KING OF SPAIN" lorsqu'il finit cette chanson.

Son fingerpicking est toujours aussi entrainant, il enchainera ses morceaux avec brio et fixant du regard plusieurs personnes du public. Il jouera seul une bonne partie du set, avant que son frère ainsi que d'autres suédois viennent l'aider à la batterie/basse sur certains morceaux.
On a eu le droit à une nouvelle chanson jouée au piano, et une dernière chanson avec une fille (sa copine ?) qui sort de nulle part, moment un peu tendre et mignon.
Un set qui redonne la joie de vivre et la pêche, à voir sans modération !



Cloud Nothings (Pitchfork)

Course vers la Pitchfork Stage au son de Understand At All, désertée en raison du clash avec Yuck (qui vise le même public).
Pour ceux qui débarquent, Cloud Nothings c'est le nom de projet du jeune Dylan Baldi (19-20 ans) qui enregistre chez lui des pop-songs à l'énergie punk.
Cette année sort son 1er album (après la compil' de démos l'an dernier) et je peux dire que c'est frais, léger et cool !
Le vent dans la mer Méditerranée dans les cheveux, encore une fois c'était un cadre super pour ce concert mais je regrette le manque de personnes à ce concert, avec très peu d'ambiance (hormis nous).

En live, c'est un peu brouillon (car un peu trop énergique), j'avais l'impression que le batteur jouait comme si c'était sa dernière fois tellement il se donnait à 400%, mais quel plaisir d'entendre Even If It Worked Out, Hey Cool Kid, Didn't You ou les nouveaux morceaux comme Not Important ou Forget You All The Time.


pApAs FrItAs (Ray-Ban Stage)

Non, pApAs FrItAs n'est pas un groupe espagnol mais bien américain.
C'est d'ailleurs lors de la première salve des noms du Primavera que j'ai commencé à écouté ce groupe et je voulais absolument voir les Papas Fritas, qui a déjà presque 20 ans au compteur.

Papas Fritas, c'est un groupe d'indie pop lumineux, joyeux et plein de bonnes ondes. Pleins de sourires sur la Ray-Ban Stage (qui portait bien son nom à cette heure-ci) et un groupe content de jouer à Barcelone.
Avec 3 chanteurs différents, je ressentais des influences Cheap Trick dans certains morceaux mais honnêtement, je ne connaissais que leur mégatube Way You Walk jouée dans les dernières chansons.


Fleet Foxes (San Miguel)

Oui, je n'avais jamais vu Fleet Foxes depuis leurs débuts, mais il n'est jamais trop tard ! J'aime énormément le premier album mais je n'ai pas assez écouté Helplessness Blues, qui je trouve quand même moins immédiat.
Ils joueront d'ailleurs pas mal de chansons de cet album au début mais l'intégralité de mon concert a été gâché par ces putains d'espagnols qui parlaient, rigolaient, se prenaient en photos en tournant le dos à la scène. Une personne à coté de moi leur a dit gentiment de la fermer mais ils n'arrétaient pas!
Du coup, la magie des harmonies de la bande à Robin est fortement estompé, tant pis ce n'est que partie remise pour la prochaine fois!


Kurt Vile (Jägermeister Vice)

Kurt Vile apprécie autant Thurston Moore ou J Mascis qu'il est apprécié par eux.
Le jeune Kurt a une productivité incroyable pour son âge et la qualité est bien au rendez-vous!
A Barcelone, il sera accompagné de ses "Violators" qui ont tous la même coupe de cheveux sans exceptions, c'était assez drôle à voir.
Même si je trouve Smoke Ring For My Halo assez redondant avec ses anciens albums au niveau des sonorités, la racine psyché se fait aussi fortement ressentir en live.
Un artiste avec une notoriété grimpante, à suivre donc.


PJ Harvey (San Miguel)

J'arrive en cours du set de PJ, en plein The Words That Maketh Murder et à au moins 500m de la scène.
Je suis resté 25-30 minutes mais à vrai dire, je ne reconnaissais aucun morceaux des titres qu'elle a jouée.
Pas mal de Let England Shake, mais le manque de vieux morceaux me fera partir pour voir Matthew Dear.

Matthew Dear (Pitchfork)

Ayant fortement apprécié son set en première partie d'Interpol au Zénith, je voulais revoir Matthew Dear avec quelques shots dans le sang et en connaissant les morceaux du dernier album.
Rebelote, lors d'un set fortement maitrisé et vite captivant, Matthew assure le show avec sa gestuelle (comme se frotter le visage avec un néon, faire ses pas de danses ou encore secouer ses maracas) à travers ses morceaux vraiment efficaces.
Son live band apporte vraiment la touche qui fait que l'on ne s'ennuie pas une seconde.


Mogwai (Llevant)

Ayant fait un effort terrible pour me rendre à la Llevant, j'ai en revanche passé le concert de Mogwai assis sur la gauche de la scène où finalement je voyais très bien.
Le groupe a joué énormément d'Hardcore Will Never Die, But You Will devant pas mal de personnes, qui ne parlaient pas trop pour une fois!
Je me rend compte que j'aime vraiment pas le dernier Mogwai, que je trouve très loin des standards du post-rock, ou de ce que j'aime du post-rock en tout cas. Je n'ai aimé que les grosses déflagrations des guitares sur les anciens morceaux (Batcat par exemple!).
Stuart Braithwaite a félicité l'équipe de Barcelone pour avoir gagné la Champion's League, et oui, la ville a fait la fête toute la nuit et j'ai vu les dégâts en allant à l'aéroport le lendemain! Ah, L'Écosse et le Foot!


Animal Collective (San Miguel)

Je ne suis pas anti Animal Collective, j'ai même révisé un peu leur discographie avant de venir !
D'après tous les échos que j'ai eu, c'était noir ou blanc : c'est le pire groupe sur Terre ou alors ce sont les plus grands génies de notre époque.
C'est pourquoi je voulais absolument voir la bande du Maryland mais j'ai été fortement surpris par la tournure expérimentale/inécoutable du set.
Impossible de bouger un peu tellement c'était déstructuré et j'ai mis au moins 5 morceaux (que je ne connaissais pas) à comprendre ce qui m'arrivait "Qu'est ce que je fous là sérieux?!".
Comme je prenais pas de plaisir à assister à leur set et que je devais prendre l'avion à 8h, j'ai décidé de partir prématurément de leur concert, avec une fatigue et un mal de pieds extrême !!


Top :
- Pulp
- The Flaming Lips
- The Tallest Man on Earth
- M. Ward
- Perfume Genius (singer-songwriter represente)

Flop : 
- Portal/bar
- Talking spanish people
- The Fiery Furnaces
- Distance Llevant / San Miguel
- Clash Deerhunter/Shellac/Explosions In The Sky  ou Grinderman/The Walkmen
- AnCo ?

1 commentaire:

Dalma a dit…

"A Paris, on connait l'agressivité et l'antipathie des gens"

Pas plus qu'ailleurs à vrai dire.