Cet album est le premier depuis son départ de Sub Pop, une voie que de plus en plus de groupes choisissent (The Thermals, Band of Horses etc..) car l'impact de Sub Pop en Europe est très marginal.
D'ailleurs, je suis assez surpris d'apprendre l'existence d'Iron & Wine à quasiment tout le monde, je croyais qu'il était assez connu, mais il n'en est rien. En France, personne ne le connait à part les quelques folkeux avertis qui se reconnaitront.
Sa voix, son fingerpicking, et l'importance qu'il consacre tant aux mélodies qu'aux paroles font que Sam Beam est un personnage qui compte dans le monde du songwriting américain depuis les années 2000 : Chaque nouvel album est une chose que je suis de très près.
Tracklist :
1. Walking Far From Home
2. Me And Lazarus
3. Tree By The River
4. Monkeys Uptown
5. Half Moon
6. Rabbit Will Run
7. Godless Brother In Love
8. Big Burned Hand
9. Glad Man Singing
10. Your Fake Name Is Good Enough For Me
Comme pour chaque singer-songwriter, ne faire que de la musique de base (mais où l'on excelle) lasse assez vite. Sam Beam essaye donc au fil des années de créer des nouvelles chansons, en y rajoutant des arrangements pour donner une ambiance particulière.
En ce moment, la grosse mode est à l'électro, tous les singer-songwriters font dans ce genre là (Sufjan Stevens, Destroyer).
On voyait mal comment Sam Beam, avec son The Creek Drank The Saddle aux sonorités très folk-alt country aurait pu toucher à l'électro un jour. Au fil du temps, la musique de Sam Beam a évolué avec la sortie de l'excellent The Shepherd's Dog en 2007, possédant une teinte africaine et une toute autre ambiance.
Car Sam Beam ne s'est pas arrêté en si bon chemin. Avec Kiss Each Other Clean, il nous montre clairement, à travers l'ouverture Walking Far From Home, qu'il souhaite partir vers un horizon pourvu de synthétiseurs et de nouvelles sonorités.
En revanche, on est toujours pas dépaysé par sa douce voix, ses belles harmonies et une fin à couper le souffle.
Là où j'ai vraiment du mal à accrocher, c'est sur les morceaux très monotones comme Me & Lazarus, Big Burned Hands ou Monkeys Uptown qui possède des arrangements superflus qui cachent le manque d'intérêt des chansons elles-mêmes.
On notera encore la présence du saxophone, la grande mode en ce début d'année 2011! Sam, tu m'as habitué à bien mieux...
Par contre, je pense sincèrement que ces chansons seraient beaucoup mieux passées chez moi s'il avait gardé les arrangements afrobeat que les synthétiseurs.
Fort heureusement, je reconnais l'Iron & Wine que j'aime avec des merveilles comme Tree By The River ou Half Moon, qui ont énormément d'arrangements (xylophone, chœurs, synthétiseurs, et... basse! très rare chez Iron & Wine).
2 commentaires:
Contrairement à Kaputt, je suis assez d'accord avec toi sur ce nouvel Iron & Wine, de très bonnes chansons et d'autres plus anecdotiques. Et la fin d'album est en effet excellente. Petite déception quand même au final... (plus 7/10 que 8 quoi ;-)
C'est vrai que j'ai été longtemps habitué à un très haut standard de la part de Sam, j'ai longtemps hésité mais il faut reconnaitre que ses chansons sont quand même excellentes. Il faut laisser du temps à cet album à mon avis.
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