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dimanche 28 décembre 2014

Top acts & supports 2014 - (The End)

C'est avec un petit pincement au cœur que j'ai décidé de mettre un terme à ce blog.
Initialement Music Doesn't Exist in My Country était un projet afin de m'occuper le week-end : j'en profitais pour exposer mes coup de cœurs et mes craintes. C'était l'occasion de parler de groupes plus ou moins exposés en France et surtout, râler sur le fait que trop peu de personnes ne s'intéressent à eux ici.
Par conséquence, les groupes évitent soigneusement notre cher pays lors des tournées européennes que j'appelle "Tour de France" (des frontières, malheureusement...) et ceci est toujours d'actualité 5 ans après la création du blog.
J'ai pu assister à l'explosion de la scène indie, du revival emo, du math rock... des scènes où je me suis toujours impliqué et que je continuerai toujours à soutenir.

Puis vient ensuite la fin de la "Blogspot sphère" avec l'arrêt soudain de Google Reader qui a accéléré le désintérêt progressif et général de ce genre de site. D'ailleurs, je ne comprends toujours pas la décision de la firme de Mountain View car pour une fois qu'un service Google était populaire et utilisé...
Sur le plan personnel, j'ai eu beaucoup moins de temps après ma Licence : le Master en alternance me prenait beaucoup de temps, l'entrée dans la vie active et d'autres projets ne m'ont pas permis de continuer à écrire régulièrement ici.
J'ai aussi ressenti une certaine lassitude vis-à-vis des concerts et j'ai commencé sérieusement à lever le pied. A une époque, je faisais parfois 20-25 concerts par mois !

Le blog conservera tout mes souvenirs, parmi les plus beaux : mon rêve d'enfant de participer au Lollapalooza en 2011. J'ai même eu la chance de le faire une deuxième fois en 2012 car il y avait la reformation d'At The Drive-In et que c'était impossible de ne pas en être ! Le festival a d'ailleurs prévu de prendre place à Berlin en septembre 2015... à vos agendas !
Il y a aussi les derniers festivals ATP en Angleterre, le fait de casser ma tirelire pour me rendre au Primavera Sound à Barcelone (pèlerinage devenu annuel).
Il y a d'autres souvenirs marquants - pour d'autres raisons hélas - comme l'article sur mon (sur)vécu au Pukkelpop 2011, où une tempête a fait un bilan tragique.

En tout cas, cela me faisait toujours plaisir lorsque l'on me disait, avant les concerts ou sur internet, découvrir des groupes grâce au site.  
Ceci est donc la dernière page du site avec une sélection des meilleurs groupes live en 2014.
Je n'arrête pas les concerts et les festivals pour autant, je vous dis donc à très vite sous une tente bondée ou dans une salle parisienne !

Bonne lecture...!

10. Atomic Bomb! The Music of William Onyeabor (Pukkelpop)
L'hommage à William Onyeabor, un musicien nigérien des années 70, était l'une des attractions du Pukkelpop 2014.
Un "supergroupe" composé de membres d'Hot Chip, LCD Soundsystem ou encore The Rapture, ont joué la musique de William Onyeabor, un mélange d'afrobeat, funk et de psychédelisme dans la rythmique. 
Une chouette découverte de cet artiste méconnu, qui a tant influencé cette scène nu rave... c'est ce qu'on se dit en écoutait sa musique en tout cas !


9. LITE (l'Espace B)
Après le passage héroïque de Toe à Paris en 2012, c'était au tour de l'autre mastodonte de la scène math-rock japonaise, LITE, de venir en Europe.
Un set irréprochable et impressionnant de technicité, le bassiste m'a tellement dégouté de la basse qu'elle traine désormais dans mon placard.


8. Janelle Monáe (Pukkelpop, Rock en Seine)
Accompagnée d'une troupe d'une dizaine de musiciens, Janelle Monáe a toujours cette présence scénique et ce charisme... Janelle est une performeuse extraordinaire.
Même si la prestation était millimétré, j'ai beaucoup apprécié la bonne humeur qui se dégageait de son set. Qui ne ressort pas heureux d'un show de Janelle honnêtement ?!

7. Earthless (Glazart)
Probablement des abonnés à vie à mon "Top concerts", le trio californien Earthless et son psyché-stoner intergalactique.
A peine 1 an après leur Nouveau Casino en demi teinte, c'était cette fois dans le cadre d'un Stone Gatherings au Glazart, avec le public de connaisseur qui a répondu présent (et en masse !)
J'étais au premier rang devant Isaiah Mitchell (le guitariste) et j'ai pris une sacré claque étourdissante pendant plus d'une heure et demi.
La paire rythmique est toujours aussi connectée et écrasante, tandis qu'Isaiah a encore prouvé qu'il était le Jimi Hendrix des temps modernes...


6. The New Pornographers (La Maroquinerie)

Retour du groupe que j'ai le plus vu et écouté de ma courte vie... et dans ma salle favorite !
Cette fois-ci était un peu particulière : non seulement parce que c'était la tournée du dernier album Brill Bruisers mais surtout parce que Dan Bejar (Destroyer) était de la partie !
N'ayant jamais vu la formation avec Dan, c'était donc un moment très excitant pour moi !
Avec Dan, le concert a pris une autre dimension que je n'avais pas encore connu jusque là, il a choisi de chanter toutes ses meilleurs chansons, ça m'a forcément fait très plaisir d'entendre Myriad Harbour, Jackie Dressed in Cobras ou encore War On The East Coast !
Le meilleur reste le retour de ma chanson favorite du groupe dans la setlist : Adventures in Solitude, toujours aussi émouvante (et encore merci à Gilles pour la vidéo).


5. St. Vincent (Pukkelpop, Rock en Seine, Pitchfork Festival Paris)
2014 est l'année de St. Vincent, on est tous d'accord sur ce point.
Elle aussi maitrise son domaine à la perfection :  je suis amoureux de ses petits pas et de ses chorégraphies marrantes bien pensées, son look improbable, sa voix incroyable, son art de jouer de la guitare comme personne : Annie Clark, tu es beaucoup trop parfaite!


4. La Dispute (Groezrock)
Il y a les concerts et les sets de l'Etnies stage du Groezrock en Belgique, une scène sans barrière où cela part (souvent) dans tous les sens : peu de scènes permettent au groupe d'exprimer leur musique aussi proche du public.
Cette année, on a eu droit à une belle brochette avec notamment les excellents sets d'Iron Chic ou de La Dispute.
C'était l'occasion parfaite pour se donner une idée du très bon nouvel album en live : avec une formation "resserrée" qui laissait peu d'espace à la foule, le chanteur était comme possédé sur scène, un moment très fort et intense !
J'étais tellement heureux de les voir dans de telles conditions que j'ai renoncé à leur passage à Paris, à la Flèche d'Or.

3. Touché Amoré (Groezrock, Primavera Sound)

L'autre concert marquant du Groezrock, c'était évidemment Touché Amoré au Groezrock, toujours sur l'Etnies Stage. On pourrait presque penser que l'Etnies Stage est une scène crée pour faire jouer Touché Amoré, tellement cela correspond à l'image du groupe.
Si La Dispute était assez calme, c'était totalement le chaos sur le set de Touché Amoré, Jeremy hurlant toute sa rage avec le public en sing along et avec du stage diving à gogo.
Le moment fort du weekend reste Honest Sleep reprise en chœur par toute la tente (à voir ici)


2. Portishead (Pukkelpop)
Portishead est un groupe qui se fait rare... mais heureusement pour nous, ils ont tourné cet été pour l'argent le plaisir (et un peu pour les 20 ans du classique Dummy).
J'étais à la barrière de la Marquee du Pukkelpop pour assister à ce set, aux côtés de St. Vincent ou encore les mecs d'Uncle Acid.
Le concert était probablement le plus fort de toute ma vie, si fort que tout le monde se mettaient les mains aux oreilles, même avec des bouchons.
On ressentait les basses de Geoff Barow dans tout notre corps, Machine Gun était insoutenable et étourdissant !
Beth Gibbons était magistrale, collée à son micro telle une sorcière. Elle dégageait tant de noirceur et de mélancolie... Threads restera l'un de mes moments forts de cette année, ce morceau m'a totalement anéanti... quelle intensité !
A la fin du concert, Beth s'est permise un petit bain de foule au premier rang, histoire de montrer sa gratitude envers un public respectueux et chaleureux (N'est ce pas Rock en Seine ?) et j'ai eu le droit de serrer la main de Beth : J'AI SERRE LA MAIN DE BETH GIBBONS NOM DE DIEU !!!


1. Röyksopp and Robyn (Pukkelpop)
On termine avec le meilleur : le set de Röyksopp et Robyn, qui était clairement ce qui m'avait motivé à retourner au Pukkelpop.
Le set se divise en 3 parties et avait commencé avec celui du duo norvégien, une petite mise en bouche timide d'un groupe sur le déclin et moins inspiré. On a quand même eu le droit à leurs meilleurs morceaux : Happy Up Here ou encore Poor Leno. A un moment, une blonde est venue sur scène, tout le monde croyait que c'était enfin Robyn qui pointait le bout de son nez mais c'était une autre norvégienne : Susanne Sundfør qui a chanté le magnifique Running to the Sea ou encore This Must Be It.

S'en suit un petit interplateau et c'est au tour de la méga popstar Robyn de monter sur scène.
Vu l'engouement général de la Marquee, c'était clairement Robyn la star de la soirée et le set a pris une toute autre dimension.
Le public, endormi pendant Röyksopp, s'est complétement réveillé sur un medley des plus gros tubes de la suédoise : on peut citer Call Your Girlfriend, Indestrutible, With Every Heartbeat mais c'est surtout sur Dancing on My Own, dont le refrain a été repris par tout le public acapella, qui a été le moment le plus magique et émouvant.
Le public en délire n'a pas arrêté de hurler les paroles, c'était très beau à voir !

Le set - qui a duré plus de 2 heures - s'est terminé par le super-set de Röyksopp et Robyn afin de défendre leur EP collaboratif sorti cette année.
Que dire de la folie durant Do It Again, le gros single de l'EP : une fête générale, des confettis et un public en extase... je ressors évidemment heureux et avec les yeux qui brillent d'avoir assisté à un tel concert... WOW! Do It Again please !





Top supports :
The Physics House Band (Math rock)
Kittyhawk (emo revival)
Great Cynics (Folk-punk à la Ted Leo, Lemonheads, très chouette)


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